Le bassin hydrographique de l'Our

La rivière Our appartient au bassin du Rhin et prend sa source dans l'est de la région des Hautes Fagnes à une altitude de 653 mètres à proximité du village de Manderfeld. Elle coule alors vers le sud, formant approximativement la frontière entre la Belgique et l'Allemagne et ce jusqu'à proximité du village de Ouren vers 350 mètres d’altitude où elle fait alors office de frontière entre le Grand-Duché de Luxembourg et l'Allemagne. Outre la vallée principale au contexte agricole, le site est également constitué de nombreux affluents, d’abord aux caractère ardennais et forestiers plus prononcés (vallées de l’Ensebach, du Kolvenderbach, du Medemberbach et de plusieurs plus petits affluents) puis, plus en aval, également dans un contexte plus ouvert et agricole (bassins de la Braunlauf et de l’Ulf).

Dans les milieux ouverts, nous retrouvons essentiellement des prés de fauche maigres qui passent graduellement du type montagnard au type submontagnard selon l’altitude. Quelques fragments de nardaies, de landes humides et de landes sèches ou de prairies relevant du molinion parsèment ces zones ouvertes. Dans le fond des vallées, s’articulent des zones humides colonisées par de nombreuses mégaphorbiaies à reine des prés souvent en mosaïque avec des bas-marais, des prairies humides abandonnées, des prairies à bistorte qui, bien que non visées directement par la Directive Habitats, présentent néanmoins une grande richesse biologique et des espèces rares et protégées, tels le trèfle d'eau (Menyanthes trifoliata), la sanguisorbe officinale (Sanguisorba officinalis), l'orchis tacheté (Dactylorhiza maculata), ainsi que des populations de Cuivré de la bistorte (Lycaena helle). La vallée de l'Our abrite une des dernières populations wallonnes de Moule perlière (Margaritifera margaritifera) également une grande diversité d'autres espèces liées au cours d'eau dont la Mulette épaisse (Unio crassus), le Chabot commun (Cottus gobio), la Lamproie de Planer (Lampetra planeri), la Loutre (Lutra lutra – pas d’observations récentes), le Martin-pêcheur (Alcedo atthis).

 

 

Réserve naturelle Natagora du Kolvenderbach (© Gaëtan Bottin)

La vallée offre des territoires de nidification et de chasse pour le Milan royal (Milvus milvus), le Milan noir (Milvus migrans), la Bondrée apivore (Pernis apivorus) et la Cigogne noire (Ciconia nigra). La présence de la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), de la Pie-grièche grise (Lanius excubitor) et du Tarier des prés (Saxicola rubetra) participent également à la richesse de ce site. Le Hibou grand-duc (Bubo bubo) est une autre espèce dont la présence est tout à fait remarquable. Ses zones forestières hébergent d'autres espèces d'intérêt communautaire tels le Pic noir (Dryocopus martius), le Pic cendré (Picus canus), le Pic mar (Dencrocopos medius) et la Gélinotte des bois (Tetrastes bonasia).

Les milieux forestiers sont constitués sur les versants par des hêtraies à luzule blanche qui surplombent certaines de ces vallées où l’on retrouve parfois des forêts rivulaires  ou divers types de chênaies, chênaie acidophile, chênaie-charmaie.

Les tunnels de Maspelt et de Lommersweiler représentent des sites majeurs d'hibernation des chiroptères dans la région de Sankt Vith dans la mesure où les sites souterrains y sont particulièrement rares. Plusieurs espèces de chauves-souris d’intérêt communautaire y sont présentes pendant l’hiver.
Plusieurs populations de Cuivré de la bistorte (Lycaena helle) se retrouvent également dans les têtes de vallées, là où la pression agricole est la moins importante. Une population isolée de Damier de la succise (Euphydryas aurinia) a également été récemment trouvée dans le bassin de l’Our supérieur.

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